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Franco Buffoni


Depuis que la mort va / Di quando la morte va


23 poèmes traduits de l'italien et présentés par Philippe Di Meo
alidades 2011, collection “bilingues”, 12,5 x 21 cm, cahier, 52 pages, 6,00 €,
ISBN 978-2-919376-04-9

Né à Gallarate, près du Lac Majeur, en 1948, Franco Buffoni a enseigné les littératures comparées à l’université (Bergamo, Cassino, Milan-IULM, Parme et Turin). Poète et traducteur, il a publié de nombreux recueils poétiques, en particulier I tre desideri, Quaranta a quindici, Suora carmelitana e altri racconti in versi et l’anthologie Adidas (édit. française : Adidas, Poésies choisies 1975-1990) et, en 2000, dans la prestigieuse collection ‘Lo Specchio’ des éditions Mondadori, Il Profilo del rosa. Franco Buffoni dirige à Milan, aux éditions Marcos y Marcos, la revue de théorie et pratique de la traduction littéraire ‘Testo a fronte’. En 1999, sous le titre Songs of spring, est parue une large sélection de ses traductions d’œuvres poétiques de langue anglaise. Ses poèmes sont publiés dans les plus importantes anthologies de la poésie italienne contemporaine.
Citons, pour ce qui concerne la France, Dans la maison rouverte, 1998, Cognac, Le Temps qu’il fait, traduction de Monique Baccelli et Bernard Simeone. Le livre anticipe deux sections de : Il profilo del Rosa. Auparavant, avait paru, en 1994, le recueil Adidas chez Créaphis, qui incluait des fragments du livre homonyme, et en 1995 un autre choix de poèmes fut publié par Le Temps qu’il fait dans l’anthologie Lingua, la jeune poésie italienne, de B. Simeone.

Extrait :

Gercée la main savait où passer,
Elle savait commencer…
Une poitrine encombrée de coups de pistolet,
Dans ce foutoir de la chambrée
Lorsqu’on donnait le film pathé,
Pour des gens de sac et de corde,
C’était la cible pour vaincre le soir,
Ôte tes cothurnes, noue des clochettes
D’argent à tes chevilles,
Oins-toi et danse,
Comme un chat retend sa jambe
Tandis que ta langue glisse sur le rose
De plus en plus grand.

La mano sapeva screpolata dove passare
Sapeva incominciare...
Un petto ingombro di pistolettate
In quel fottolengo camerata
Quando c’era il film luce
Era il bersaglio per vincere la sera
Di gente di coltello.
E togliti i coturni, alle caviglie allaccia
Campanelli d’argento
Ungiti e danza,
Come gatto riporta l’arto teso
Mentre la lingua scivola sul rosa
Che si allarga.

 

*

Gercée la main savait où passer,
Elle savait commencer…
Une poitrine encombrée de coups de pistolet,
Dans ce foutoir de la chambrée
Lorsqu’on donnait le film pathé,
Pour des gens de sac et de corde,
C’était la cible pour vaincre le soir,
Ôte tes cothurnes, noue des clochettes
D’argent à tes chevilles,
Oins-toi et danse,
Comme un chat retend sa jambe
Tandis que ta langue glisse sur le rose
De plus en plus grand.

 

La mano sapeva screpolata dove passare
Sapeva incominciare...
Un petto ingombro di pistolettate
In quel fottolengo camerata
Quando c’era il film luce
Era il bersaglio per vincere la sera
Di gente di coltello.
E togliti i coturni, alle caviglie allaccia
Campanelli d’argento
Ungiti e danza,
Come gatto riporta l’arto teso
Mentre la lingua scivola sul rosa
Che si allarga.

*


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